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Comprendre le paysage international pour les documentaires canadiens : coproductions officielles, promotions et ventes

1 juin 2021

Les coproductions constituent de plus en plus une part importante du financement des documentaires. En 2019, DOC a sollicité MDR Communications pour réaliser une étude approfondie couvrant la période de 2015 à 2019, sur la manière dont les producteur.trice.s de documentaire du Canada utilisent les coproductions dans leurs montages financiers et comment les préventes et les ventes à la distribution impactent leurs revenus. 

Nous vous présentons ici les points essentiels de cette étude, Comprendre le paysage international pour les documentaires canadiens : coproductions officielles, promotions et ventes.

De 2015 à 2019, les compagnies canadiennes ont produit un total de 99 documentaires dans le cadre de coproductions internationales officielles, dont 19 coproductions étaient des longs métrages documentaires. 

  • 80 étaient des documentaires télévisuels, incluant 35 séries et 45 émissions unitaires.

Les plus importants pays partenaires pour les coproductions officielles de documentaires canadiens étaient la France et le Royaume-Uni. 

  • On dénombre 29 coproductions bipartites avec le R.-U.

La plupart des documentaires canadiens de langue anglaise étaient des coproductions minoritaires.

  • Pour le marché de langue anglaise, la part financière étrangère a représenté 56 % de l’ensemble des budgets de coproduction pour la télévision.
  • La part financière étrangère se chiffrait à 64 % de l’ensemble des documentaires de longs métrages de langue anglaise destinés au marché des salles.

Le financement des documentaires télévisuels de langue française provenait principalement du Canada, alors que celui des longs métrages documentaires de langue française destinés au marché des salles était majoritairement étranger.

  • Pour le marché de langue française, la participation financière étrangère dans les coproductions de documentaires télévisuels a compté pour 42 % du total de l’ensemble des budgets de production, alors que la participation étrangère dans le financement des longs métrages documentaires destinés aux salles s’est élevée à 63 %.

Pour la période de 2012-2013 à 2016-2017, les préventes étrangères des productions documentaires indépendantes canadiennes ont atteint 96 M$.

  • Les préventes étrangères représentaient 7 % de l’ensemble du financement des documentaires canadiens.
  • Ces préventes concernent majoritairement les productions de langue anglaise, et parmi celles-ci, principalement des séries documentaires (11 %).
  • Les préventes étrangères et les avances sur distribution représentaient 6 % du financement total des longs métrages documentaires et 5 % des émissions documentaires unitaires.
  • Pour le marché de langue française, les préventes étrangères et les avances sur distribution ne représentaient que 0,3 % du financement total des séries documentaires, 0,5 % des émissions documentaires unitaires et 0,5 % des longs métrages documentaires.

Les productions soutenues par le Fonds de médias du Canada et Téléfilm Canada ont atteint une proportion plus élevée de préventes étrangères.

  • Parmi les 45 documentaires financés par le FMC de 2014-2015 à 2018-2019 qui détenaient des préventes étrangères, celles-ci représentaient 17 % de leurs budgets. 
  • Ces 45 films ont généré 8,9 M$ de préventes étrangères pour des budgets totaux de production de 54,3 M$.
  • Parmi les 9 documentaires financés par Téléfilm de 2013-2014 à 2018-2019 qui détenaient des préventes étrangères, celles-ci représentaient 17 % de leurs budgets.
  • Ces 9 films ont généré 1,6 M$ de préventes étrangères pour des budgets totaux de production de 9,7 M$.

142 documentaires canadiens soutenus par le FMC ont généré 15,9 M$ de ventes étrangères entre 2015-2016 à 2018-2019.

15 documentaires de longs métrages soutenus par Téléfilm ont généré 1,6 M$ de ventes étrangères de 2013-2014 à 2018-2019.

Les marchés internationaux sont primordiaux pour le montage des coproductions internationales :

  • Le Sunny Side of the Doc, le World Congress of Science and Factual Producers, le MIPCOM, le Realscreen Summit, le Jackson Wild, l’European Film Market, Hot Docs, les RIDM et l’IDFA sont les plus importants marchés pour les coproductions.

Une aide à la mise en marché permettrait de rehausser le profil international et le potentiel de vente des productions canadiennes à l’étranger

  • Des outils promotionnels spécifiques au documentaire dans les principaux marchés et festivals internationaux favoriseraient les ventes internationales et une aide financière pour les producteur.trice.s leur permettrait d’y être pour faire la présentation de leurs projets. Davantage de ressources sont nécessaires pour participer à plusieurs marchés favorisant le développement de relations avec des acheteurs et acheteuses ou des partenaires étrangers, et pour aider les producteurs et productrices PANDC à augmenter leur présence dans les festivals et marchés internationaux.